Gagner de l’argent rapidement en bourse, est-ce possible et à quel prix ?

Dans l’esprit collectif, placer son argent en bourse est souvent une paraphrase d’une prise de risque inconsidérée. On dit d’ailleurs plus souvent « jouer en bourse », « qu’investir en bourse ». Alors, oui, on risque de perdre son argent au contraire d’un placement sur un compte épargne ou un livret, mais les possibilités de rémunérations, ou de « gains » pour les « joueurs » ne sont pas les mêmes.

Bourse rapide

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Tout perdre, un risque toujours réel mais limité si on pense à se diversifier

Il est clair que lorsqu’on décide de miser des fonds dans des actions, il n’y a rien de garanti. Reste à savoir sur quoi on investit et mesurer les risques avant de commencer. Placer son argent sur une start up chinoise inconnue, dans des sicav peu crédibles ou dans une entreprise au bord de la faillite mais pour laquelle une rumeur sur le fait qu’elle serait reprise a été entendue, ne sont sûrement pas des placements en bon père de famille. Ce sont cependant ces placements qui permettent de faire les plus gros gains. Est-ce rentable à long terme ? Pas certain. L’astuce si on veut éviter de tout perdre mais en espérant quand même faire des gains importants est de se diversifier. Généralement on estime qu’il est opportun, selon son profil financier, de garder de 60% à 95% de ses avoirs dans des placements « secure » ou sécurisés, pour travailler avec le solde dans des placements plus à risque. Tout cela est variable, et il est généralement bon de faire comme on le décide plutôt que d’écouter l’un ou autre ami pro de la finance mais qui a du mal à boucler les fins de mois.

En tous les cas, il est certain qu’au plus on investit dans des secteurs différents, au moins on ne trouve de chances de voir toutes ses valeurs chuter de concert, sauf crash boursier généralisé. Dans ce cas, le premier informé est souvent le mieux (et le seul) servi, alors que tous les autres investisseurs perdront une grande partie de leur patrimoine de toute façon.

Les produits à risques mais qui peuvent rapporter gros en peu de temps

Il existe une série de produits dérivés dit « à risque ». On ne les compte plus et chaque année de nouveau sont créés. On citera, les options, les warrants, les futurs, les swaps et tant d’autres. Généralement leur complexité fait qu’ils sont délaissés par les investisseurs amateurs mais plutôt prisé par les courtiers, qui les utilisent, avec généralement l’argent de leurs clients. Ils sont certes potentiellement rentables mais avec le risque de perdre gros.

Un produit dérive simple et qui peut permettre de gagner de l’argent rapidement : les options binaires

Depuis une dizaine d’années c’est aussi la mode des options binaires. Leur principe est simplifié à l’extrême et permet de faire des microtrades sur quelques dizaines de minutes. La globalité des personnes actives dans le secteur les considèrent comme une arnaque et l’équivalent d’un jeu de casino ou on parie sur rouge ou noir. Le principe est en effet de payer sur la hausse ou la baisse d’une valeur. Dans les faits, le principe est en effet simple et plutôt facile d’accès. Il est en tout cas bien pensé pour se familiariser et les courtiers qui le proposent ont généralement des didacticiels bien faits pour expliquer leurs différents principes. Pour plus d’info, nous avons trouvé un site plutôt bien réalisé qui explique comment ça marche : devenir riche rapidement. Attention cependant, nous vous laissé par séduire par le discours trop vendeur, les risques sont bien réels, tout comme les possibilités de gains élevés.

Les valeurs refuges par toujours au top

Attention aussi aux investissements dans les valeurs refuges, comme l’or par exemple. Quand on achète de l’or de nos jours dans les banques, on se voit remettre un certificat, qui représente un lingot. De plus en plus de personnes parlent du fait que ces certificats sont en réalité établit plusieurs fois pour le même lingot et qu’un phénomène de spéculation est créé de toute pièce. Il ne s’agit peut-être que d’une rumeur, mais pas sécurité, essayez toujours d’acquérir le métal tangible, par exemple en bijou ou en pièces chez un antiquaire.

Le scandale Volkswagen rime avec chute du titre. Quelles seront les implications pour le reste du marché mondial ?

Septembre 2015. Un bureau américain de recherches sur les émissions de CO2 dévoile les pratiques de triches du géant de l’automobile Allemand : VW. Plus de onze millions de véhicules sont concernés, soit l’équivalent de prêt d’un tiers du parc automobile français ! Le lendemain du scandale, l’action frôle la correctionnelle et la compagnie est obligée de provisionner plus de six milliards pour enrayer la chute.

Crise Vw

VW c’est le plus grand producteur de véhicules roulants au monde.

Volkswagen, au fil des ans, a rachetés une série de marque commercialisée dans le monde entier. Audi, Skoda, Porsche, et tant d’autres font partie du groupe. Cela signifie que le grand groupe VW/Audi est sur le même pied que l’ogre japonais Toyota. Dès lors, quand le titre chute, toutes les marques du groupe sont entrainées vers le bas. Par effet de dominos c’est rapidement tout le secteur qui part en chute libre. D’autant plus que dans l’esprit public, on voit mal comment les autres marques pourraient faire pour passer au bleu les contrôles poussés à venir. En effet, si le numéro un triche, qu’en est-il des autres ?

Le secteur auto, l’un des piliers de l’économie mondiale

L’industrie auto, c’est grosso modo 100 millions de voitures produites tous les ans. Elle est considérée à juste titre comme un des piliers de l’économie mondiale, avec les banques, le pétrole ou les télécoms. Sans voiture, pas de déplacement, sans déplacement pas de travail. Pas de travail, pas de productivité.
Il est donc logique que ce secteur entraîne avec lui tous les autres. C’est en effet ce qu’on constate avec la baisse des principaux indices, comme le CAC 40 à Paris. A ce stade, il n’est pas bon faire du trading, à moins d’avoir anticipés et de s’être inscrit dans des valeurs refuges, comme les matières premières ou les métaux, or et argent en tête.

Quand pouvons-nous espérer une relance et une hausse des marchés ?

Bien malin qui pourra dire à quel moment les marchés financiers seront relancés. Le plus vraisemblable est de voir une recapitalisation du groupe VW, soit par les actionnaires privés, soit par les Etats, qui ne peuvent se permettent de voir un tel gérant arrêter son activité. Cela signifierait des millions d’emplois perdus aux quatre coins du monde dont la majeure partie eu Europe de l’Est et plus particulièrement en Allemagne. Il est donc conseillé de retirer ses deniers et d’attendre un signal fort d’un état puissant comme l’Allemagne ou d’une banque centrale (probablement le Banque Centrale Européenne, qui a plus d’intérêt que la FED à voir l’action VW être relancée).

Crise VW

Suite de la saga VW dans un prochain article.

Lire un graphique boursier ? Tutoriel simple et efficace pour maitriser la base de la base de l’analyse technique

Quand on parle bourse, on parle très rapidement graphe et graphique. Que ce soit à la télévision, dans les journaux ou sur internet, l’évolution d’un cours est toujours représentée graphiquement. Pour les non initiés ces graphiques semblent barbares et peu clairs. Pourtant rien de plus simple. Suivez le guide !

Le graphique continu

De tous les graphiques, le plus simple est la courbe continue. Elle est liée à un facteur temps en abscisse (c’est la ligne horizontale pour ceux qgraphique1ui sont sortis de l’école il y a longtemps) et à la valeur de l’action (ou stock) en ordonnée (la barre verticale). Le plus souvent, les outils de trading permettent d’avoir une vision plus ou moins longue de l’évolution du cours. Il est toujours important de calquer la ligne de temps sur sa propre période d’investissement. Si on fait du placement sur huit, on regarde l’évolution du cours sur huit ans. Si on fait du micro trading à la seconde prêt, il faudra prendre un graphique sur quelques minutes maximum.

Le graphique en barres, le plus démodégraphique2

C’est ce qu’utilisaient les traders américains au moment de la crise pétrolière de 1973 et ce jusqu’au début des années 90. Il est plus précis que le graphe continu mais moins que ce que ne sont les chandeliers japonais. Il représente les principales caractéristiques importantes du cours. Cours d’ouverture, de clôture et plus haut et bas de la séance.

Les chandeliers japonais, ou « bougies »

L’origine vient évidement du Japon, comme son nom l’indique. On utilisait ce type de graphe à la fin du Moyen Age pour noter le prix du riz.graphique3 Depuis lors, cela a été adapté aux marchés de la finance mondiale. C’est le type de graphe le plus utilisé. Il a toutes les caractéristiques du graphe en barre mais il est en plus beaucoup plus visuel. Les barres sont colorées (soit noires et blanches soit rouges et vertes) pour indiquer la hausse ou la baisse du cours de l’action sur une unité de temps (le plus souvent un jour). Cela permet de se faire en un clin d’œil une idée de l’évolution du cours avec la couleur. Ainsi, on pourra en une fraction de seconde voir si la tendance est plus à la hausse (vert ou blanc) ou à la baisse (rouge ou noir). Parfois, quelques centièmes secondes peuvent faire la différence entre un trade réussi et un trade raté !