Le scandale Volkswagen rime avec chute du titre. Quelles seront les implications pour le reste du marché mondial ?

Septembre 2015. Un bureau américain de recherches sur les émissions de CO2 dévoile les pratiques de triches du géant de l’automobile Allemand : VW. Plus de onze millions de véhicules sont concernés, soit l’équivalent de prêt d’un tiers du parc automobile français ! Le lendemain du scandale, l’action frôle la correctionnelle et la compagnie est obligée de provisionner plus de six milliards pour enrayer la chute.

Crise Vw

VW c’est le plus grand producteur de véhicules roulants au monde.

Volkswagen, au fil des ans, a rachetés une série de marque commercialisée dans le monde entier. Audi, Skoda, Porsche, et tant d’autres font partie du groupe. Cela signifie que le grand groupe VW/Audi est sur le même pied que l’ogre japonais Toyota. Dès lors, quand le titre chute, toutes les marques du groupe sont entrainées vers le bas. Par effet de dominos c’est rapidement tout le secteur qui part en chute libre. D’autant plus que dans l’esprit public, on voit mal comment les autres marques pourraient faire pour passer au bleu les contrôles poussés à venir. En effet, si le numéro un triche, qu’en est-il des autres ?

Le secteur auto, l’un des piliers de l’économie mondiale

L’industrie auto, c’est grosso modo 100 millions de voitures produites tous les ans. Elle est considérée à juste titre comme un des piliers de l’économie mondiale, avec les banques, le pétrole ou les télécoms. Sans voiture, pas de déplacement, sans déplacement pas de travail. Pas de travail, pas de productivité.
Il est donc logique que ce secteur entraîne avec lui tous les autres. C’est en effet ce qu’on constate avec la baisse des principaux indices, comme le CAC 40 à Paris. A ce stade, il n’est pas bon faire du trading, à moins d’avoir anticipés et de s’être inscrit dans des valeurs refuges, comme les matières premières ou les métaux, or et argent en tête.

Quand pouvons-nous espérer une relance et une hausse des marchés ?

Bien malin qui pourra dire à quel moment les marchés financiers seront relancés. Le plus vraisemblable est de voir une recapitalisation du groupe VW, soit par les actionnaires privés, soit par les Etats, qui ne peuvent se permettent de voir un tel gérant arrêter son activité. Cela signifierait des millions d’emplois perdus aux quatre coins du monde dont la majeure partie eu Europe de l’Est et plus particulièrement en Allemagne. Il est donc conseillé de retirer ses deniers et d’attendre un signal fort d’un état puissant comme l’Allemagne ou d’une banque centrale (probablement le Banque Centrale Européenne, qui a plus d’intérêt que la FED à voir l’action VW être relancée).

Crise VW

Suite de la saga VW dans un prochain article.